En débarquant d'un train russe, des jeunes profitent de 2 secondes d'inattention (sans exagération) pour voler 2 de nos soutes. Se faire voler à 6h du mat' par un -35 °C, c'est pas de bol. Il aura fallut quelques heures - un peu folles - pour avoir les 4 chenapans dans le bureau de police du coin. Les soutes ont été vidées dans une poubelle et on remet la main sur (presque) toutes nos affaires, à l'exception de toutes les vis pour remonter le vélo qui est en caisse, et du carnet de bord de Maki rempli méticuleusement au quotidien depuis 1 an et demi...
Pas de bol
Aux Philippines, la tente de Mak est infestée d'aoutats (insectes invisibles dure à éliminer). Le choix est salaud : les piqûres d'insectes ou les moustiques ?
Nous essayons de se payer une nuit à l'Empire Hotel de Brunei, l'un des plus classe au monde. La ruse est de donner l'ancien passeport de Max comme garantie...Mais il fallait aussi laisser une bonne somme d'argent au comptoir comme garantie, pas de bol. Ce n'est que partie remise !
Pas de chance, depuis le haut Tibet jusque Phnom Penh au Cambodge, on se tape un vent de face, léger, mais de face et quotidien. On se promet de boire à la santé d'Eole quand il nous aura enfin laché (et hop, encore une occasion pour cuver ;)
De retour de la frontière pakistanaise, on décide de couper par des petites routes pour rejoindre le desert chinois. La zone est interdite et les flics nous retiennent. Apres quelques paperasses on fait mine de quitter la zone, mais on coupe à travers champ pour regagner la route voulue. Pas d'bol les flics nous re-captent, on passe un mauvais quart d'heure...
A la sortie du désert chinois, on décide de couper la montagne sèche par un col bien ingrat. On monte quelques heures et notre bidon d'eau éclate. Résultat : retour sur nos pas dans la nuit, quelques jurons en prime : impossible de faire la route sans eau...
La ville tibétaine de Yushu était depuis longtemps dans notre ligne de mire dans l'idée d'y trainer les pattes 4-5 jours histoire de mettre fin au gros mois de vélo dans le désert et les hauts plateaux chinois. Pas de chance, la ville a été complètement rasée par un tremblement de terre et des milliers de tente la remplace. On devra attendre la fin de la pluie et la ville suivante pour les ptits moments confo. La 3ème douche du mois attendra elle aussi...
Mak se fait lyncher dans une cage d'esclalier par un wrestler kirghize. Coups a l'acrade et a la machoir. Pas de bol l'hopital de la ville a crame l'annee passee on se saura pas suturer
Au Kirghizistan lorsque nous avions posé nos vélos, un taximan maffieu rattrape le camion qui nous emporte et nous raquette dans la montagne avec ses acolytes costauds en nous bloquant le passage par des planches à clous posées sous les roues du camion. Pannes nocturnes et chauffeur qui s'endort, le tout dans un camion aux roues voilées (vitesse max 30 km/h). Résultat : 20 heures de routes pour 180 km.
Lors d'une descente de la Pamir Highway (Tadjikistan) deux gros blocs de rochers se fracassent à un mètre devant et derrière Sam en pleine course, "Ca fait plaiz" certes, mais 'pas de bol' que cette caillasse lache justement lors de notre passage!















