Malaisie

Mak collectionne les crevaisons
Pause calorifique
Orientation dans KL
Pétronas towers, fleuron de l'économie malaisienne
Le trio choc-à-pic

Malaisie

26 Nov 2011

Multiculturalité au rendez-vous

Notre unique semaine en Malaisie nous en donne une approche sommaire. Nous avons roulé dans la partie ouest contrairement à nos anciens plans de silloner l'Est, pris par les moussons d'hiver. Le climat tropical humide met déjà le système immunitaire à rude épreuve et nous voulons éviter les pluies soutenues de la côte orientale où du centre de la péninsule qui abrite l'une des plus vieilles forêts au monde. De notre passage, nous retenons entre autres le niveau presque européen de développement ainsi que la cohabitation parfaite (au premier coup d'oeil) de toutes les ethnies : les habitants d'origine malaise, chinoise et indiennes. La multiethnicité fait aussi de la Malaisie un pays multireligieux : musulmans, (majorité malaise), boudhhistes, chrétiens, taoïstes (communauté chinoise), hindous (communauté indienne). Malgré une vie adjacente les communautés restent distinctes, ce qui nous convient pour le côté purement organisationnel : nous choisissons nos repas (chéri tu veux manger chinois ou indien ce soir ?), et nos lieux de cantonnement pour la nuit en évitant les pluies nocturnes : temples bouddhistes, hindous, mosquées (qui n'a pas la cote pour les prières de 5h du mat'). On rencontre des malais instruits et surtout curieux. Nous sommes soumis à des interrogatoires plus profonds que d'habitude concernant notre manière de voyager, et dire qu'on vient de Belgique à vélo est juste devenu une bonne blague dont nous avons du mal à prouver la véracité.

Nous évoluons sur des routes bornées de jungle et de plantations d'hévéas pour ensuite apercevoir les fameuses tours jumelles Pétronas depuis l'exécrable périphérique de Kuala Lumpur, passage obligé pour y faire notre visa chinois. La ville n'est pas trop à l'image de ce qu'on a pu voir en Asie : ici le gratte-ciel fait fureur, symbole aberrant de puissance économique. Enfin relativisons car les 452 m des Pétronas Towers en ont fait les tours les plus hautes du monde jusqu'en 2004, mais la première place est de nos jours occupée par une tour qui culmine à plus de...800 m de haut ! (Burj Khalifa à Dubaï). Kuala Lumpur est le point le plus lointain que nous atteignons sur le continent eurasiatique (tournée générale !) puisque la circulation infernale entre KL et Singapour nous contraint à prendre un bus.